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Quatrième colline d’Ýstanbul: Zeyrek
L’agréable rousseur qui s’écoule de Haliç vers le Bosphore est le dernier messager du soleil qui se couche. La propriétaire de cette vue panaromique unique découverte sur la quatrième colline d’Istanbul est le quartier Zeyrek, l’un des héritiers du riche passé de la ville. Ce quartier qui comprend une partie des centres religieux de l’historique presqu’île est gravé dans les mémoires avec ses montées, bains publics, sépulcres, mosquées, anciennes écoles, maisons avec encorbellement et avec ses célèbres saints.
Molla Zeyrek, l’écolier de Hacý Bayram Veli
Le nom du quartier provient de Molla Zeyrek, principal instituteur dans l’école religieuse instituée par Mehmet le Conquérant. Après la conquête d’Istanbul, ce dernier avait transformé l’Eglise Pantokrator en une école islamique dont la direction a été confiée à Molla Mehmet Zeyrek. On considère que cette école constitue le point de départ de l’Université d’Istanbul. On dit souvent que le pseudonyme Zeyrek qui signifie en persan celui qui est compréhensif, intelligent et toujours en garde, a été accordé à Molla Mehmet dans son enfance par son instituteur Hacý Bayram Veli. Avec la nomination de Molla Zeyrek qui auparavant était instituteur dans une école religieuse à Bursa, tout le quartier a été connu et parlé avec son nom “Zeyrek”.
La chaine de maisons à Zeyrek
La particularité de ce quartier provient de ce qu’il a pu protéger jusqu’à nos jours, même si partiellement, son architecture traditionnelle. La structure architecturale souvent en bois s’étend dans la direction nord jusqu’à Haliç, tout en comprenant le quartier Çýrçýr. Ces maisons en bois dont les parties d’hébergement regardent le coté de rue comportent de petits jardins en arrière et ont, comme autre point commun, des encorbellements de différentes hauteur et de largeur.
Les montées de Zeyrek
Le tissu de rue de Zeyrek avec des escaliers, obligatoirement perpendiculaire et plissé en raison des différences de côtes qui remontent sporadiquement jusqu’aux 16 m2, célèbre avec ses montées et faisant l’objet du proverbe “l’oiseau autre que le moineau ne connaît autre montée que de Zeyrek”, constitue actuellement le meilleur tissu de rue d’Ýstanbul parmi d’autres tissus de rue traditionnels existants. La plus connue de ses montées est celle de Fil ( «éléphant» ). Les éléphants qui étaient l’une des raisons de la défaite de Yýldýrým Bayezid devant Timurlenk en 1402, ont été ramené à Ýstanbul pour prendre partie dans l’armée. Pour ces éléphants, les creux d’une ancienne citerne se trouvant dans les 3ème et 4ième blocs ÝMÇ du Boulevard d’Atatürk ont été arrangés comme étable d’éléphant. On a placé dans chaque cellule un ou deux éléphants et ceux-ci ont été soignés là-bas. De nos jours, on voit encore le reste de ces cellules ruinées de 8 à 10 mètres de hauteur et de 1 à 2 mètres de profondeur, dont la partie supérieure se présentait sous formes de demi-cercle. On estime que ces endroits avaient une profondeur de 5-6 m à l’époque où ces éléphants étaient-là. Il s’agit d’une des montées des plus raides d’Istanbul qui s’oriente sur la citerne byzantine et prend fin avec la rue.
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